CINÉMA : Des scènes du film « La Bête Humaine » ont été tournées dans plusieurs gares de Seine-Maritime

Drame de Jean Renoir adapté du roman d’Emile Zola, La Bête humaine met en scène Jean Gabin à bord d’une locomotive reliant Paris au Havre via les infrastructures rouennaises.

Monstre sacré du cinéma français, Jean Gabin traverse les installations ferroviaires de la région de Rouen à bord d’une locomotive. (©Photo extraite du film)

La Bête humaine, avec notamment Jean Gabin et Carette, est devenue, au fil des décennies, l’un des grands classiques du cinéma français. Sorti en 1938, ce drame de Jean Renoir, adapté du roman d’Émile Zola, met en scène le mécanicien Jacques Lantier (Jean Gabin), accompagné du chauffeur Pecqueux (Carette), à bord de leur locomotive, baptisée la Lison, entre Le Havre et Paris-Saint-Lazare. Rouen se trouve donc sur le trajet du train.Retour en images sur ces scènes de tournage.

Au début du film, la locomotive de Gabin et Carette arrive en gare du Havre. (©Photo extraite du film)

Un film témoin d’un patrimoine en partie disparu

Les extérieurs de la gare de Rouen-Rive-Droite ainsi que les quais servent de cadre à certaines scènes d’arrêt ou de passage de rames en gare. Néanmoins, même si Rouen constitue un élément central, la plupart des scènes de gare ont été tournées au Havre ou à Saint-Lazare. À noter également la présence d’autres gares dans le film, comme celles de Bréauté-Beuzeville (Seine-Maritime), Barentin (Seine-Maritime) ou Vernon (Eure).

Arrivée d’un train en gare de Bréauté-Beuzeville. (©Photo extraite du film)

Les infrastructures proches de la gare, ainsi que celles de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), apparaissent également à plusieurs reprises, notamment lors de scènes de manœuvre de la Lison ou lorsque le train traverse à toute vitesse un nœud ferroviaire.

Le pont aux Anglais, à Rouen, sera détruit à deux reprises pendant la guerre. (©Photo extraite du film)

À travers les différents plans, nous reconnaissons également le viaduc de Barentin, le pont aux Anglais, à Rouen, le pont métallique de Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime), l’entrée du tunnel Sainte-Catherine…

Passage en gare de Rouen. (©Photo extraite du film)

Au-delà du fait d’avoir filmé les infrastructures ferroviaires de la région, ce film constitue aujourd’hui un véritable document, témoin d’une vie industrielle à un instant donné. D’autant plus que les structures filmées ont toutes subi les affres de la guerre : la gare de Bréauté, détruite ; les installations de Sotteville-lès-Rouen, dévastées ; le pont aux Anglais, rendu impraticable à deux reprises ; le viaduc de Barentin…

Dans le dernier quart d’heure du film, on découvre Sotteville-lès-Rouen et ses installations ferroviaires. (©Photo extraite du film)

Avant tout un drame

Dans ce va-et-vient de la locomotive, Jean Gabin s’éprend de Séverine (Simone Simon), la jeune et jolie épouse de Roubaud, le sous-chef de gare du Havre, interprété par Ledoux. Mais jusqu’où pourra aller leur amour ? En effet, Lantier est témoin d’un meurtre commis par Roubaud. Jacques Lantier garde le silence, mais ce secret le rapproche de Séverine, qui l’incite à tuer son mari, qu’elle déteste.

La gare de Barentin avant. guerre (©Photo extraite du film)

Mais que deviendra Lantier dans tout cela ? Le spectateur le découvrira après avoir apprécié une dernière fois une série de paysages rouennais, lorsque la locomotive repart en direction de Paris.

Source: http://www.actu.fr

LA BANDE ANNONCE DU FILM

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