

C’est un poste d’aiguillage élevé et à encorbelle-ment. C’est un des plus anciens de France et cet édifice a un caractère historique certain, bien que nous ne soyons pas en capacité de connaître ses dates de construction et de mise en service, et ce, malgré les recherches effectuées par M. Raymond Letellier (membre de la Société d’histoire) au centre des archives historiques de la SNCF (basé dans la ville du Mans) qui se sont montrées infructueuses sur le sujet.

Sur ce point, nous ne sommes pas plus informés que nous ne l’étions lors de la causerie du 6 avril 2018 que nous avions consacrée à «la gare et son histoire». Par contre, M. Letellier a pu collecter quelques informations anciennes d’ordre techniques et pratiques intéressantes :
a) la conception de la timonerie et du verrouillage des aiguillages ainsi que la coordination des signaux ont été réalisés en application des brevets de l’ingénieur anglais John Saxby. Cette conception était une amélioration par rapport au système plus ancien du français Pierre-Auguste Vignier (qui avait peut-être été installé préalablement à Oissel), surtout au niveau de la sécurité…
b) Ce n’est qu’en 1917, après des réclamations déposées par les aiguilleurs qui étaient obligés de rechercher un endroit extérieur isolé pour satisfaire leurs besoins naturels, qu’il fut installé un «cabinet d’aisances avec tinette» à proximité des postes 1 et 2.
c) En décembre 1922, le charbon destiné au chauffage domestique des postes d’aiguillage était stocké en vrac, aux abords de ceux-ci, et, presque forcément, en ces temps durs pour tout le monde, le charbon «disparaissait»… il fût donc construit un local «charbonnier» à côté de chacun des postes.
UN PLAN DE 1847

C’est grâce à la découverte d’un cheminot, ami de la Société d’Histoire, que ce plan, datant de janvier 1847 nous est parvenu. C’est probablement sur le modèle de ce plan que fut construit le poste n° 2 d’Oissel. D’ailleurs, ce plan modèle a dû être utilisé pour la construction d’autres postes d’aiguillage en France et en Europe. On peut donc estimer, sans plus de précision, que «notre» poste n° 2 a été édifié durant la seconde moitié du XIXesiécle… en une année de celle-ci qu’il nous restera encore à découvrir…
POUR MEMOIRE
Oissel Magazine n° 3 de mars 1994 publiait sur 6 pages un intéressant dossier sur la gare d’Oissel et son organisation. Il y était notamment expliqué la tâche de chacun des employés affectés à la gare.Un paragraphe du reportage était consacré au poste d’aiguillage n° 2 du pont de l’Aumône, avec ses aiguilleurs, qui se relayaient jour et nuit afin de réguler le trafic des trains en toute sécurité et aux heures programmées.
source: https://www.ville-oissel.fr


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