CINÉMA : Le dîner de cons, Quand le TGV traverse la comédie française

Dans Le Dîner de cons (1998) de Francis Veber, on voit François Pignon (interprété par Jacques Villeret) être présenté comme une « découverte » par un ami de Pierre Brochant.

Cet ami l’a rencontré dans un train (un TGV) lors d’un trajet et l’a trouvé suffisamment singulier pour en parler à Brochant.

le film montre le TGV traversant des paysages et passant dans une gare, quelques plans courts qui illustrent l’arrivée du train où Pignon a été vu.

Dans Le Dîner de cons (1998), la seule séquence liée à la SNCF est très brève, mais elle a bien été tournée dans des lieux réels, une des scènes montrant le TGV qui transporte François Pignon a été filmée à la gare TGV de Vendôme‑Villiers‑sur‑Loir (Loir‑et‑Cher).

On voit le train passer et l’arrivée liée au personnage, une autre prise du train TGV passant en gare, liée à la même séquence, a été tournée à la Gare SNCF de Ruffec, en Charente.

L’arrivée de François Pignon en gare (qu’on voit dans le plan d’ouverture après le générique) a aussi été associée à la gare Montparnasse (Paris) dans les lieux de tournage identifiés du film.

En général, pour tourner dans des lieux comme des gares ou à bord de trains, les productions doivent coordonner avec les services de la SNCF (pour obtenir des autorisations, gérer la sécurité autour des voies et, parfois, fermer temporairement certaines zones aux voyageurs, ce qui demande préparation et repérage en amont.

La scène a bien été tournée dans un vrai TGV, pas sur un plateau reconstitué, intérieur authentique de rame TGV, vraies voitures voyageurs, ambiance sonore et visuelle crédible.

Comme pour beaucoup de films français de l’époque, le tournage a été possible grâce à une autorisation officielle de la SNCF.

Cela implique : Mise à disposition d’une rame (ou d’une voiture isolée), validation du scénario pour l’image de l’entreprise, contraintes très strictes de sécurité, présence d’agents SNCF pendant le tournage.

La SNCF n’autorise jamais un tournage improvisé, tout est calé à la minute près.

le TGV est une fierté nationale, la SNCF accepte volontiers les tournages valorisants, le film ne critique ni l’entreprise ni le service, image propre, personnel respecté, aucune satire directe de la SNCF.

Tournage ferroviaire: Règles très lourdes, aucun matériel libre sur les voies, pas de déplacement non autorisé, équipe réduite à l’essentiel, sécurité prioritaire, horaires imposés par l’exploitation ferroviaire. Cela explique : Scène courte, peu de figurants, cadrages serrés, dialogues très écrits.

Conclusion

Le Dîner de cons se distingue par une utilisation sobre et respectueuse du TGV, une SNCF ni idéalisée ni critiquée, un réalisme discret au service de la comédie. Là où beaucoup de films utilisent le train pour le spectacle ou la satire, Le Dîner de cons l’utilise comme marqueur social silencieux.

D. MARINO – http://www.sncfpassionqm.fr

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