Pour transmettre mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, j’ai eu à cœur de le faire en rendant hommage aux cheminots résistants à l’occasion des 80 ans du film « LA BATAILLE DU RAIL « .

Le rail au cœur du conflit
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939, la SNCF, créée à peine un an plus tôt (1938), se retrouve immédiatement au centre du conflit. Le réseau ferroviaire français devient un enjeu stratégique majeur, indispensable au transport des troupes, du matériel militaire, des ressources industrielles et des populations.
Les cheminots, par leur fonction essentielle, sont contraints de travailler dans un contexte de violence permanente, marqué par l’Occupation allemande, les bombardements alliés et la répression.
Des conditions de travail extrêmement dangereuses
Durant toute la guerre, les cheminots sont exposés à de nombreux dangers : Bombardements aériens visant les gares, triages, dépôts et ateliers, accidents liés à la surcharge du trafic militaire, explosions de convois transportant du carburant ou des munitions, réquisitions, menaces et violences de la part de l’occupant.
De nombreux agents trouvent la mort en service, sans être engagés dans des combats, simplement parce qu’ils assuraient le fonctionnement du réseau ferroviaire.
Les cheminots dans la Résistance

Malgré les risques, un grand nombre de cheminots s’engagent dans la Résistance intérieure française. Leur position stratégique leur permet de mener des actions décisives : Sabotages de voies, d’aiguillages et de locomotives, retards volontaires et dérangements techniques, transmission de renseignements aux réseaux résistants, aide aux maquisards, aux prisonniers évadés et aux personnes persécutées.
Ces actions contribuent notamment au ralentissement des transports allemands, en particulier à l’approche du Débarquement de 1944.

Répression, déportation et exécutions
L’engagement des cheminots résistants entraîne une répression sévère : Arrestations par la Gestapo ou la police allemande, emprisonnements, tortures, fusillades, parfois en représailles collectives, déportations vers les camps de concentration et d’extermination.
On estime qu’environ 10 000 cheminots sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale, fusillés, déportés ou tués lors d’actions de Résistance ou de bombardements.
Reconnaissance et mémoire

Après la Libération, la SNCF rend hommage à ses agents disparus : Installation de plaques commémoratives dans de nombreuses gares, dépôts et ateliers, monuments aux morts dédiés aux cheminots, attribution de la mention « Mort pour la France » à de nombreux agents, cérémonies annuelles du souvenir, notamment le 8 mai.

Ces hommages rappellent que les cheminots furent à la fois travailleurs, résistants et victimes de guerre.
Un héritage de courage et de service public
Les cheminots morts pendant la Seconde Guerre mondiale incarnent des valeurs fortes : Le sens du devoir malgré la contraintele courage face à l’Occupation, l’engagement collectif au service de la liberté.
Leur sacrifice s’inscrit durablement dans l’histoire de la SNCF et dans celle de la Résistance française.
Conclusion

Les cheminots morts pour la SNCF entre 1939 et 1945 ont payé un lourd tribut à la guerre. Qu’ils aient été victimes de bombardements, exécutés pour faits de Résistance ou morts en déportation, leur mémoire demeure indissociable de l’histoire du rail français.
Se souvenir d’eux, c’est honorer des femmes et des hommes qui, dans l’ombre des voies ferrées, ont contribué à la libération de la France.
D. MARINO – http://www.sncfpassionqm.fr
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