Abandonnée depuis une quinzaine d’années devant un lycée de Seine-Saint-Denis, une ancienne voiture-restaurant du Capitole pourrait devenir un café culturel d’insertion.

La voiture-restaurant va retrouver sa couleur rouge.
Cet exemplaire est le premier d’une série de quarante-deux voitures-restaurants fabriquées entre 1966 et 1968, et a fait partie de la poignée qui a rejoint la ligne Paris-Limoges-Toulouse en prenant la couleur rouge du Capitole.
La voiture avait été dotée d’une cuisine moderne en acier inoxydable, qui permettait de préparer des repas à partir de produits frais, et pouvait accueillir cinquante-deux voyageurs autour de treize tables. Pour l’époque, le confort était moderne, avec air conditionné, double-vitrage et des stores vénitiens en aluminium.

Une voiture-restaurant du Capitole, similaire à celle de Seine-Saint-Denis.
Un ancien restaurant d’insertion
Ce morceau de patrimoine ferroviaire avait été racheté en 1991 par le ministère de la Justice, pour devenir un restaurant d’insertion, à Saint-Denis, sur le parking du lycée Paul-Éluard. Jusqu’en 2008, le Wagon, comme il était appelé, a accueilli des jeunes qui se formaient aux métiers de la restauration, sous la houlette de professeurs et d’éducateurs, et se taillait même une belle réputation.
Pendant une quinzaine d’années, le matériel ferroviaire a pris la rouille jusqu’à ce que deux enseignantes de Seine-Saint-Denis acquièrent ce qui était devenu un emblème du quartier pour développer un nouveau projet.
Une levée de fonds en ligne
Leur objectif est de créer à l’intérieur un café-restaurant culturel « pour réunir des gens qui s’ignorent ou s’affrontent d’ordinaire » et y proposer « une culture élitaire pour tous ».

Une vue d’architecte du projet.
Dès 2026, une entreprise de maintenance ferroviaire d’Orléans pourrait retaper la carrosserie et lui redonner sa livrée rouge de l’époque du Capitole. Pour financer les travaux, une cagnotte a été lancée par la Fondation du patrimoine, entre autres opérations. « Hélas, les fonds sont loin d’être réunis, nous comptons donc sur les ferrovipathes et autres passionnés de trains et de patrimoine pour se montrer généreux », soulignent les deux professeures Fanny Capel et Gaëlle Leroux.
Par Guillaume Bellavoine
source : http://www.lepopulaire.fr


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