
La 140 A 259 fait partie de la série 140 A, des locomotives à vapeur de type Consolidation conçues pour les chemins de fer du Nord (Nord 4.061 à 4.340) puis intégrées à la SNCF après la nationalisation en 1938 sous la série 2-140 A (numéros 1 à 280) ; cette série fut surnommée « Bœuf » par les personnels pour sa robustesse.
Construites entre 1912 et 1929 par plusieurs grands constructeurs (dont la Société Franco-Belge, les ateliers du Creusot, SACM ou encore les anciens établissements Cail), ces locomotives étaient destinées à remorquer des trains lourds de marchandises, mais elles assuraient aussi du trafic express selon les besoins.

Une des locomotives les plus puissantes de la série 140 de la SNCF, capable de tracter de lourds convois sur des profils parfois difficiles.
Sur les 280 machines construites pour la série 140 A, une seule a été préservée : la 140 A 259. Après sa carrière sur les réseaux du Nord et de la SNCF, elle a été sauvée de la ferraille et intégrée aux collections du musée du chemin de fer, la Cité du Train, à Mulhouse, où elle est exposée au public.

Originalement présentée “couchée” pour illustrer un acte de sabotage ferroviaire durant la Seconde Guerre mondiale, cette mise en scène a suscité des débats : elle permet une narration forte de l’histoire, mais pose des questions quant à l’impact à long terme de cette position sur la mécanique, car les machines à vapeur ne sont pas conçues pour rester sur le flanc durant de longues périodes.
La série 140 A illustre une époque où les chemins de fer de France cherchaient des locomotives à vapeur capables d’allier puissance et polyvalence pour répondre aux besoins d’un réseau en pleine expansion et diversifié (marchandises lourdes, express, etc.).
Le surnom de « Bœuf » donné à ces machines vient justement de leur aptitude à tirer de lourds trains, notamment de marchandises, parfois dans des rampes sévères.

En résumé, la 140 A 259 est une locomotive construite en 1928 pour le réseau du Nord, elle appartenait à la série 140 A / 2-140 A, réputée pour sa puissance et sa robustesse, le seul exemplaire survivant de sa série et constitue aujourd’hui l’un des fleurons du patrimoine ferroviaire français exposé à Mulhouse, rappelle également l’engagement des cheminots, notamment durant la Seconde Guerre mondiale.
D. MARINO – http://www.sncfpassionqm.fr


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