Cette révolution ferroviaire pourrait sauver la moitié des lignes menacées de fermeture en France

Expérimenté dans le Puy-de-Dôme à partir de février 2026, la « Ferromobile », un véhicule mêlant sécurité automobile et utilisation du rail, a aussi pour objectif de désenclaver des territoires à moindre coût.

Et si une innovation testée en Auvergne pouvait révolutionner l’offre de transport ? C’est en tout cas le pari du projet « Ferromobile », dont le nom est né de la contraction entre ferroviaire et automobile. Le concept : utiliser un Peugeot Traveller sur lequel ont été ajoutées des roues ferrées afin de circuler sur des rails de manière autonome et électrique. Avec la possibilité de faire suivre cinq véhicules comme sur une autoroute, d’atteindre 100 km/h en ligne droite et avec la garantie d’un freinage d’urgence.

« Ceci permettra de revitaliser des lignes ferroviaires à l’abandon pour un coût moindre et de proposer un nouveau transport à la demande, réservable sur smartphone et sans conducteur, avec jusqu’à sept passagers par véhicule », promet Olivier Le Cornec, directeur général de la société Ferromobile. Ce dernier présente ce mode de transport comme une alternative raisonnable pour les collectivités locales en quête d’économies et d’aménagement du territoire. « Remettre en état une ligne classique, ça peut chiffrer jusqu’à deux millions d’euros du kilomètre, indique-t-il. Dans le contexte économique que nous connaissons, c’est compliqué. Avec la Ferromobile, on serait à 200 000 euros voire zéro pour certaines lignes. »

« Il est essentiel de revitaliser cette liaison »

Ce projet lancé en 2018 est soutenu, notamment, par Arnaud Montebourg et l’Ademe dans le cadre du programme France 2030. Son développement et son exploitation sont réalisés par la société d’ingénierie, de construction et d’exploitation de la Ferromobile (SICEF). Et si de premiers tests techniques ont déjà été réalisés entre 2023 et 2024 dans le secteur de Bordeaux (Gironde), l’expérimentation à grande échelle se déroulera en février 2026, entre Courpière et Vertolaye, dans le Puy-de-Dôme, sur une ligne gérée par le Syndicat Ferroviaire du Livradois-Forez.

Par Alix Vermande

source : http://www.leparisien.fr

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