Netflix a mis en ligne le 21 novembre dernier sur sa plateforme, Train Dreams, un film qui se déroule au début du XXe siècle au cour des grands espaces sauvages du nord-ouest des Etats-Unis, le long des voies ferrées en construction.

C’est une fresque méditative qui se déroule à l’ombre des grands arbres centenaires, toute en pudeur et en économie de mots… Adaptation d’une nouvelle de Denis Johnson, Train Dreams nous plonge au cour des grandes forêts du nord-ouest des Etats-Unis et le long des chemins de fer en construction. Le scénario a été coécrit par le réalisateur Clint Bentley et le scénariste Greg Kwe- dar. Projeté en avant-première au festival du film indépendant de Sundance en janvier 2025, il a été mis en ligne sur ja plateforme de streaming américaine le 21 novembre dernier, après une distri- bution en salles aux Etats-Unis à partir du 7 novembre, où il a reçu un bon accueil de la part du public, comme de la critique.
Robert Grainier (Joel Edgerton) est né orphelin, expédié en train et recueilli dans cette terre sauvage, dans le coin 3P Bonners Ferry, un bourg perdu dans le nord de l’Idaho par des tuteurs indifférents. Il ignore l’identité de ses parents, tout comme la date précise de sa naissance… Devenu adulte, il gagne péniblement sa vie en tant que bûcheron. Quand il rencontre la jolie Gladys Olding (Felicity Jones), sa vie prend enfin un sens. Les jeunes amoureux construisent leur cabane près d ‘un ruisseau, au milieu de la forêt. Bientôt, la jeune femme est enceinte et une petite Katie naît. Pour subvenir aux besoins de Sa petite famille, I’homme travaille un peu partout dans la région. Il est régulièrement embauché sur les chantiers de Spokane International Railroad, une compagnie de chemin de fer qui reliait l’Etat américain de Washington à la province canadienne de Colombie britannique.
Le métier est dur et surtout dangereux. Les accidents graves sont fréquents et souvent mortels. Dès qư’un bûcheron meurt ses compagnons d’infortune clouent ses bottes sur un arbre pour laisser une trace de son passage sur terre.

Le racisme et la violence sont partout. A lété 1917, alors qu’il travaille sur la construction d’un viaduc qui franchit a gorge Robinson, un ouvrier chinois est agressé par des travailleurs blancs et jeté du haut de la structure. Si l’on ignore les raisons qui ont conduit à ce meurtre, on assiste à la culpabilité qui étreint bientôt le bûcheron. Le fantôme du supplicié lui apparaît régulièrement et ne cessera ja- mais de le hanter. Sur ces chantiers, les hommes se ren- contrent, sans aucune certitude de se recroiser un jour. Des amitiés d’un soir se nouent, quand deux solitudes s’ouvrent l’une à l’autre. Les périodes de travail sont longues. A chaque saison de la coupe, Grainier remonte à bord dun train pour rejoindre un nouveau chantier, s’enfonçant toujours plus loin dans la forêt..
S. D.
A voir sur Netflix. Train Dreams de Clint Bentley. Black Bear, Kamala Films. Etats- Unis. (2025)
Source: LVDR du 12/122025



Laisser un commentaire