
Dans le film culte Le Gendarme et les Gendarmettes (1982), la gare de Gare d’Hyères joue un rôle clé : c’est le lieu où les gendarmes de Saint-Tropez menés par le personnage de Ludovic Cruchot et ses collègues viennent accueillir les quatre nouvelles recrues, les « gendarmettes ». Cette arrivée à la gare marque symboliquement le passage d’un ancien monde, dominé par les gendarmes traditionnels, à un nouveau tournant marqué par l’arrivée de ces jeunes femmes.

Au-delà de servir de simples décors, la gare de Hyères n’aurait pu apparaître dans Le Gendarme et les Gendarmettes sans la coopération de la SNCF, qui a fourni l’infrastructure ferroviaire, permis l’accès aux quais, et encadré le tournage sur un site en exploitation. Comme pour de nombreux tournages dans les gares françaises à l’époque, la présence de la SNCF impliquait un protocole strict : gestion des trains réels, sécurisation des zones d’accès, horaires limités, et contrôle des mouvements sur les voies.

Pour cette scène, la SNCF a mis à disposition : Les quais et le bâtiment voyageurs, filmés en situation réelle, un train, utilisé pour l’arrivée des « gendarmettes », des agents de coordination, chargés de garantir que le tournage n’interfère ni avec les circulations, ni avec la sécurité des voyageurs.

Le cinéma français des années 70-80 avait régulièrement recours aux infrastructures publiques, mais toujours sous conditions strictes. À Hyères, les équipes du film ont dû s’adapter aux créneaux permis par la SNCF : les prises ont été réalisées tôt le matin, afin de ne pas perturber la fréquentation estivale.

Si la SNCF facilite l’accès au site, elle ne corrige pas les libertés scénaristiques. Ainsi, dans cette scène, le train censé repartir vers Ventimille introduit une incohérence géographique notable : la gare de Hyères est une gare terminus, où les trains ne peuvent que repartir en sens inverse. La SNCF n’intervient pas sur ces aspects narratifs, laissant au cinéma sa part de fiction et de fantaisie.

La présence de la SNCF dans cette scène témoigne de l’importance des partenariats entre le cinéma français et les infrastructures nationales : la gare devient un espace de mise en scène, et la SNCF, même sans apparaître à l’écran, joue un rôle fondamental en rendant possible une séquence devenue emblématique. Grâce à elle, l’arrivée des « gendarmettes » gagne en réalisme, en dynamisme et en ancrage territorial.
D. MARINO – http://www.sncfpassionqm.fr
🎥 La scène du film 🎥


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