TRAIN ET CINÉMA : Quand Fernandel suit les pas de Georges Courteline dans le train de 8h47

Le Train de 8h47 est un film français réalisé par Henry Wulschleger, sorti en 1934, adaptation du roman éponyme de Georges Courteline publié en 1888.

Voici l’ensemble des textes antimilitaristes de Georges Courteline, le « Molière du XXe siècle »: un roman et un recueil de chroniques, dont les personnages principaux, la Guillaumette, le brigadier bêta ; Hurluret, le capitaine alcoolique ; Flick, l’adjudant pervers marquèrent des générations de lecteurs.

Dans un grand éclat de rire, Courteline, qui connaissait parfaitement la vie de caserne du tournant du siècle, fustige l’abrutissement de simples soldats prisonniers d’une discipline impitoyable, l’exercice arbitraire et brutal de l’autorité à tous les niveaux de la hiérarchie, la dureté de l’initiation physique et morale dans un monde d’hommes où l’hostilité envers les femmes est soigneusement cultivée.

Cette armée-là avait été traumatisée par la défaite de 1870. Habitée par le doute, c’est la même qui, en 1914, partira se battre au front.

Présence de la région Grand Est dans le film, scènes à Bar-le-Duc (Meuse), les quais, la salle d’attente et la façade de la gare SNCF, le boulevard de la Rochelle, l’escalier des 80 degrés, l’esplanade du Château, la rue de l’Horloge, la rue de l’Armurier et la rue Chavée, plans sur le château de Commercy (Meuse) et à la gare SNCF de Lérouville (Meuse)

Georges Courteline a effectué son service militaire à Bar-le-Duc au 13e Régiment de Chasseurs à cheval. Dans son roman Le train de 8h47 publié en 1888, il situe l’action en région parisienne ainsi que dans le train qui circulait entre les gares de Commercy et de Bar-le-Duc.

Lorsqu’il tourne l’adaptation littéraire de l’ouvrage, Henry Wulschleger, extrêmement fidèle à la diégèse du roman, place sa caméra dans les endroits précis cités par le romancier.

Les scènes dans les rues, venelles et escaliers de Bar-le-Duc sont restées dans toutes les mémoires.

A plusieurs reprises dans le film, les soldats consultent des journaux locaux, L’abeille de Bar-Le-Duc et La mouche de Commercy, mais donnent peu de crédit aux informations qu’ils y lisent qui semblent racoleuses et relever des cancans des locaux plus que de l’information factuelle et sourcée.

Toujours agréable de retrouver Fernandel dans ses œuvres cinématographique.

MARINO D.

Ci-dessous un diaporama photos

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